Nganti se forme au Petit D’homme


L’école du petit D’homme rouvert et l’équipe de la caravane est réunie pour accueillir Ngan
ti dans l’école. Elle est venue faire un faire un stage d’une semaine pour découvrir les ambiances des classes Montessori du petit D’homme.

 

Merci à toute l’équipe de votre aide en cette période chargée de rentrée. Son passage dans vos classes respectives sera très bénéfique à l’école Djarama.  

 

Nganti rentre au Sénégal avec l’énergie de votre équipe et la douceur de vos enseignements qu’elle va pouvoir partager avec les éducateurs fraîchement recrutés et avec l’équipe déjà en place !

L’équipe s’agrandit …

L’équipe de la caravane s’agrandit nous sommes aujourd’hui plus de 31O abonnés à la News et plus de 160 à suivre la page face book.  Merci à vous, continuez à partager l’aventure !

Comme le dit le proverbe Africain préféré de Dune « Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin » 

Lors de la dernière réunion Pédagogique nous étions nombreux ….

Réunion du 4 septembre 2019

L’école Montessori du bout du Monde ! « La plus à l’ouest de France » ouvre ces portes … 😊

L’école a été fondée par Myriam Lapalus et Marc-André Rainon, deux passionés de pédagogie.
L’école a été fondée par Myriam Lapalus et Marc-André Rainon, deux passionés de pédagogie. (Le Télégramme/Florian Yven)

Myriam est une ancienne élève du Petit D’homme et ancienne stagiaire dans la classe de Danièle Elle a réussi le challenge d’ouvrir son école à Brest. 

Danièle et Evan (la maîtresse des 6/8 au petit d’homme sont venues la rejoindre pour les dernières mises en place de la classe). Merci les filles pour votre Belle Équipage ! 

Grâce à Myriam l’école ouvre avec 7 enfants pour une première année.  

Lorsque Marie Kirchner et Marina Bui ont créées le petit D’homme ils peine plus nombreux … Une belle aventure commence. 

Le télégramme de Brest nous en parles

 

L’article du Télégramme de BREST 

À Brest, l’école Montessori l’Échappée Belle fait sa première rentrée. Dans un petit local donnant sur le square de la place Wilson, sept jeunes enfants découvriront une pédagogie, qui, pour la première fois, débarque au bout du monde.

Des tables et des chaises d’enfants, de la verdure et des étagères sur lesquelles est disposé du matériel pédagogique. Voilà à quoi ressemble la classe à l’école l’Échappée Belle, un établissement scolaire qui s’appuie sur l’héritage de la célèbre pédagogue italienne Maria Montessori. Ce lundi, c’est la toute première rentrée.

Quelques jours avant l’arrivée des bambins, âgés de trois à six ans, l’équipe de l’école s’active pour que tout soit prêt le jour J. Cependant, personne ne se montre stressé. Et pour cause, le projet est en préparation depuis trois ans pour Myriam Lapalus, cofondatrice de l’école et éducatrice Montessori diplômée du Centre International Montessori de Londres. Avec Marc-André Rainon, l’autre cofondateur de l’école et ancien professeur de philosophie dans le public, ils terminent l’installation dans leur local de 80 m². Pour renforcer l’équipe, Nolwenn Morvan, éducatrice Montessori diplômée de l’Institut de Formation Maria Montessori de Genève. Cette océanographe de formation a longtemps travaillé sur les récifs coralliens pour reconstituer les climats anciens.

La rencontre d’un projet

Les murs de l’école ont été difficiles à trouver, comme l’explique Myriam. « Les locaux doivent répondre à des normes et des critères particuliers qui sont ceux d’une école. Il ne faut pas que ce soit humide, ni que ce soit trop sombre. On souhaite aussi un espace extérieur adjacent et le parc de la place Wilson, de l’autre côté de la rue, est très agréable et sécurisé. »

Avant de trouver un local, Myriam et Marc-André ont longuement discuté du projet. Depuis Pékin, où elle était en poste dans une école franco-chinoise Montessori, la jeune éducatrice a rencontré Marc-André via un réseau qui met en relation les adeptes de la pédagogue italienne. Tous deux souhaitaient monter un projet dans le Finistère. Ce sera Brest. « L’école Montessori la plus à l’ouest de France », ironise Marc-André.

Une journée rythmée par l’enfant

Pour le quinquagénaire, « la façon de construire cette rentrée et les années d’après a été pensée dans une approche qualitative. C’est pourquoi nous n’accueillerons pas plus de quinze enfants cette année. Nous ne voulons pas remplir l’école mais construire les conditions de notre succès sur du long terme. Avec les enfants, les familles et avec Brest, on montre qu’un tel projet peut devenir normal et attractif ». « Faire connaître la pédagogie Montessori à Brest, c’est aussi un des objectifs de l’école », renchérit Myriam.

Les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, les sept bambins inscrits à l’Échappée Belle pourront faire leurs apprentissages à leur rythme. Entre les rituels quotidiens de sortie au parc ou de temps collectif, les enfants disposent de cycles de travail. Ce sont des périodes de deux heures ininterrompues qui laissent aux jeunes curieux l’autonomie de découvrir le monde. Une fois le matin et une fois l’après-midi, les petits écoliers choisiront parmi plusieurs activités, réparties en plusieurs espaces dans la classe.

Un espace par apprentissage

Un espace est dédié à l’apprentissage des gestes de la vie pratique. C’est un pilier de la pédagogie Montessori. Pour Myriam, « ces activités attirent les enfants car ils nous voient les faire au quotidien ». Pour apprendre ces petits gestes, des plateaux avec des récipients et des graines, une cuillère ou une pince, permettent aux chérubins de découvrir et maîtriser le transvasement. Sur l’étagère adjacente, la difficulté augmente, cette fois le transvasement s’effectue avec des liquides.

Trois autres espaces comme celui-ci permet aux enfants de pratiquer les activités qu’ils ont choisies et à leur rythme. Parmi eux, un espace est dédié à l’apprentissage sensoriel, un autre à la découverte du monde, encore un autre à l’apprentissage du langage et un dernier à l’apprentissage des mathématiques.

Des frais qui freinent

Cette pédagogie en plein essor en France n’est pas encore reconnue par l’Éducation Nationale. L’école privée hors contrat doit donc appliquer des frais de scolarité importants. À 350 euros par mois, le coût de la scolarité a « freiné quelques familles », regrette Myriam. « On n’a pas choisi le financement privé par conviction », rajoute Marc-André. « Mais c’est une réalité à laquelle on doit s’adapter », explique-t-il, avant d’ajouter que dans un second temps, ils trouveront des moyens pour se solidariser et rendre cette pédagogie accessible à tous.

Source :
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/ecole-montessori-la-plus-a-l-ouest-de-france-01-09-2019-12371873.php#UVIBQW0FrW1b8ftj.99

♻️ Collecte et recyclage du Plastique ♻️

CARAVANE DE DUNE
♻️ Collecte et recyclage du Plastique ♻️
Les équipes de la caravane de Dune enquêtent sur les circuits de collecte des déchets.
Un kiosque de collecte vient d’être posé dans le village mais il est fermé.
Une escapade jusqu’à Thiès pour rechercher l’usine de recyclage. 
Le groupe Proplast récupère trie et recycle les plastiques durs pour en faire du mobilier, des poubelles, des bassines ….
Dans les villages, les habitants apportent au kiosque le plastique dur qui est racheté 75 Francs CFA soit 0,15 cts Euros le kg.

En périphérie de Thies nous slalomons un moment entre les maisons d’un quartier pauvre, il n’y a pas de routes, les habitants nous indiquent l’usine mais nous mettons un moment avec l’aide de Ndeye à trouver l’entrée. Nous n’y serions jamais parvenues seules !

Le gardien de l’usine refuse que nous entrions et nous demande de nous assoir sur un banc en attendant que Ndeye puisse prendre contact avec sa cousine qui travaille ici.
Nous attendons ½ heure sans comprendre ce qui se passe et dans l’indifférence totale. Ndeye finit par revenir avec sa cousine, la responsable du personnel féminin de l’usine, celle-ci nous explique qu’elle a contacté le directeur mais que, sans autorisation, nous ne pouvons pas rentrer.
Nous lui racontons l’histoire des enfants de Djarama, de la caravane de Dune … elle finit par accepter de nous laisser entrer dans la « boutique », une petite salle sans fenêtres, il y a une 10ene de poubelles, de bassines, de chaises … Toutes fabriquées en plastique recyclé !
Nous essayons de comprendre comment se passe la collecte et nous finissons par avoir accès au bureau du directeur de la production. Celui-ci appelle à Dakar le responsable de la communication du groupe qui semble très intéressé par notre initiative.
Ce dernier nous propose de nous rencontrer lors de sa prochaine venue a Toubab Dialaw.
Le kiosque a été installé, nous explique-t-il, mais le recrutement du préposé est toujours en cours. 3 candidats sont en phase finale et les entretiens devraient se dérouler rapidement pour une inauguration semaine prochaine. Il nous propose de participer à cette inauguration si nous sommes encore là.

Pendant ce long échange téléphonique la cousine de Ndeye a réussi à obtenir l’autorisation de nous laisser visiter l’usine !
Nous découvrons les nombreuses étapes du processus :

  • Le plastique est trié par couleurs à la main
  • Broyé dans des machines qui ressemble à ce que connais Marie dans l’alimentaire en France
  • Le plastique est ensuite trié et tamisé à la main pour enlever les petits morceaux qui ne seraient pas de la bonne couleur ainsi que les morceaux trop petits.
  • Les morceaux triés sont lavés avec de l’eau et de la lessive
  • Ils sont ensuite semés sur des grandes bâches pour le séchage. C’est l’étape la plus difficile car elle requiert force et dextérité. Le geste est magnifique, les éclats de plastique ocres et rouges volent dans le soleil tels des brisures de coquillages !
  • Enfin les morceaux sont mis en sac pour être envoyés dans une autre usine du groupe qui les fond et qui les moule pour une 2eme vie.
  
  

Nous sommes impressionnées par la propreté de l’usine par l’accueil des femmes, par le travail méticuleux des trieuses….

Nous repartons pleines de l’énergie nouvelle de ces initiatives en imaginant ce que nous pourrions faire.

Le projet serait de financer le recrutement à l’école d’un responsable du développement durable qui piloterait la collecte des déchets par les enfants, qui organiserait des ateliers de sensibilisation, des conférences dans le village et dans les écoles .
En discutant avec Sabine nous apprenons que ce poste est prévu mais qu’il n’est pas encore financé.

La prochaine action de la caravane !

♻️ 0 Dechets – La longue route de la sensibilisation ♻️

CARAVANE DE DUNE
♻️ 0 Dechets – La longue route de la sensibilisation ♻️

Recycler c’est bien mais ne pas jeter c’est mieux !

Retour en images sur l’action de sensibilisation.
Caravane de Dune a financé le matériel, Amadou et Mame M’Bodj ont peint les fonds et les enfants du village ont peint les textes.

Nous sommes allés parler du Projet à la gendarmerie et à la mairie de Yene.
Les responsables de la commission de l’urbanisme sont très motivés par le projet !

👉 En savoir plus sur Caravane de Dune
La campagne d’accrochage !

En avant pour l’accrochage des pancartes dans le village sous les regards intéressés des jeunes comme des vieux. Beaucoup sont venus se renseigner, se porter volontaire pour le ramassage…

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EDUCATION ET DEVELOPPEMENT DURABLE 🌿

EDUCATION ET DEVELOPPEMENT DURABLE 🌿
L’équipe de la caravane est actuellement au Sénégal avec l’objectif de faire un point sur les avancées récentes et les besoins futurs. A notre arrivée, nous rencontrons Sabine la directrice hors pair de l’école du Dialaw. C’est sa première année à Djarama. Elle a pu prendre le pouls de cette école atypique où des enfants d’origines diverses sont heureux d’apprendre dans une structure tournée vers l’autre et vers l’environnement.

Les avancées de l’école et les besoins 

Si l’année s’est bien passée, elle souligne encore un profond besoin de formation des éducateurs qui ont du mal à se défaire des pratiques autoritaires d’un enseignement magistral.
Sabine reste discrète mais la qualité de son travail, son écoute, l’énergie qu’elle dégage sont immédiatement perceptibles.  C’est une chance exceptionnelle pour l’école de l’avoir et un grand moment de la rencontrer.

Point rapide sur l’école et le centre Djarama.

–       Sabine insiste sur l’importance de sensibiliser les éducateurs à la prise d’initiatives et à un enseignement de partage avec les enfants qui nécessite souplesse, écoute et ouverture d’esprit.
–       L’école est actuellement en cours de recrutement de 3 nouveaux éducateurs pour les classes de Préscolaire, CI-CP (cours intermédiaire et CP réunis) et CE2.
–       Cette année un nouveau bâtiment vient d’être construit avec, comme tous les ans, l’aide des élèves de l’école d’ingénieurs de Grenoble, sous couvert de leur association Solida’Rire. La construction de ce bâtiment a été pensée dans le respect de l’architecture locale avec le principe aéré de la case traditionnelle. La construction associe des matériaux recyclés (tels que les pneus pour les fondations) et des matériaux locaux sable, bois, pisé, paille ….
–       De nombreux échanges avec les écoles de Dakar et des environs sont rendus possibles par les activités du pôle Artistique et Théâtral de Djarama.

Les cours de rattrapage pendant les vacances 

De sa propre initiative, Sabine organise des cours de rattrapage pour les enfants du village. Ces presque gratuits (Moins de 1 euro pour 3 semaines) sont ouverts à tous: aux enfants du village, aux enfants de l’école du Dialaw , il y a même des enfants venus de Dakar.
De 3 ans à 15 ans. Les grands accompagnent les petits et se répartissent par groupe de niveaux pour des enseignements classiques de Français, d’écriture de lecture …
Ils sont 20 ene, d’âge et de niveau très disparates, mais elle gère !

Découverte de l’environnement 

Les enfants découvrent aussi leur environnement et apprennent à le respecter, à le protéger :
Un groupe a, pendant ces 3 semaines, interviewé les différentes personnes clés du village. De l’épicier au célèbre écrivain de renommée internationale en passant par le pharmacien, le menuisier, le chef du village …. Il ne restait que les éboueurs qu’ils n’avaient pas réussi à intercepter. Dune c’est chargée de l’enquête ce matin lorsque la voiture poubelle est passée.
Ils ont réalisé une carte du village avec leurs interviews.

LE PROJET DES ENFANTS : Nettoyer le Village en sensibiliser à la durée de vie de dechets
  • Accompagnés par Sabine les enfants ont nettoyé un terrain vague en ramassant plastiques durs, boites de conserves, sachets ….

Ils ont trié, et préparé des tas pour la collecte. Cette action, qu’ils avaient déjà réalisée sur la plage et dans le village, leur permet de prendre conscience de la difficulté du nettoyage et de l’importance de ne pas jeter.

  • Le projet des pancartes de sensibilisation :

Les enfants ont imaginé la fabrication de pancartes pour sensibiliser la population à l’impact des déchets.
Ces pancartes reprendraient la durée de vie de chacun des déchets de l’environnement.
La caravane a décidé de les aider dans cette action et nous avons acheté le bois et la peinture pour les pancartes. Amadou et Mame mbodj ont peint les supports de façon à ce que les enfants, Amet (le surveillant de l’école) et Sabine puissent se concentrer sur les textes.

Le portrait : Sabine
Institutrice, Coordinatrice du programme français d’une école bilingue à New York, Sabine est pleine d’énergie. Elle rencontre à New York les petites-filles de la célèbre danseuse Sénégalaise Germaine Acogny qui dirige l’école des Sables à Toubab Dialaw. Sa fille lui parle de l’école de Djarama. Sabine ne réfléchit pas. Elle sent que sa prochaine étape est sur le terrain en Afrique. Elle quitte la faune New Yorkaise pour l’animation d’un village de pécheurs et la brousse.
Un changement radical !

Avec une énergie enviable, une motivation nouvelle et une super équipe pour l’épauler, elle prend en main l’école, structure la formation des éducateurs, apporte des idées nouvelles …

D’une école à l’autre… Myriam ouvre son école à Brest

La Caravane de Dune avance à grand pas. Elle a déjà organisé 3 voyages au Sénégal, envoyé 150 kg de matériel à Djarama et à d’autres écoles à Toubab Dialaw.
Cette action n’est qu’une première étape et Djarama est une école Pilote.L’idée de la Caravane est de pouvoir aider d’autres projets éducatifs.
A la rentrée de septembre prochain, une ancienne élève de Danièle au Petit d’Homme, Myriam Lapalus, ouvre avec son cofondateur Marc André, la première école Montessori de Brest : l’Échappée Belle et pour commencer une classe de 3 / 6 ans.
Danièle est d’ores et déjà engagée à la réalisation du matériel et la Caravane de Dune a décidé d’apporter son soutien à ce projet.
Myriam Lapalus
Après un Master en littérature au Danemark puis en Arts Administration à Londres, Myriam obtient un diplôme Montessori international dont le stage a été effectué dans la classe de son enfance, avec … Danièle.
Pour financer études, elle travaille dans une école Steiner qui aide des ados en difficulté. En 2017/2018 elle contribue à l’ouverture d’une classe Montessori à Pékin, puis décide de rentrer en France et de s’installer à Brest.
La pédagogie Montessori
Myriam en nous rappelle les fondements :
« Les objectifs sont centrés sur l’épanouissement de chaque enfant. Nous mettons en place un environnement dans lequel il développe sa confiance en soi et ses compétences sociales. Nous le guidons pour qu’il cultive son désir d’apprendre et sa curiosité naturelle et qu’il devienne un être apprenant motivé, autonome, responsable et capable d’agir librement. »Afin de faciliter les apprentissages, Maria Montessori a élaboré un matériel spécifique adapté aux besoins des enfants. Dans une classe, tout est organisé de telle sorte que chacun des enfants puisse librement circuler et se concentrer sur la tâche qu’il a choisie et en suivant son propre rythme.
La caravane s’est mobilisée
Danièle, Léon, Marina, Élisabeth, Pamela, Colette (95 ans) ont de nouveau transformé l’appartement de Danièle en usine à matériel Montessori. Les lutins ont scié, découpé, vissé, photocopié, imprimé plastifié pendant des jours et des nuits….
Ils ont adapté, reproduit, fabriqué du matériel 3/6 ans : des imagiers, des dictées, des jeux de vocabulaire, des jeux de lecture, des cartes de nombres, de multiples fiches de sciences et du matériel de vie pratique, sans oublier les boites, les tissus, les petits sacs etc.Fabriquer du Matériel et transmettre la pédagogie
Vos soutiens financiers nous permettent d’acheter (au rayon bricolage) les planches, les feuilles et les matières premières, mais leur ingéniosité a fait le reste pour fabriquer une partie du matériel très onéreux.Un nouveau voyage se prépare, en France cette fois-ci ! Danièle part en août à Brest pour aider à l’aménagement de la classe.

Le portrait : Danièle Léonard 

Convaincue du bien-fondé de la méthode Montessori, Danièle a d’abord inscrit sa fille au Petit d’Homme avant d’intégrer elle-même l’école en tant qu’éducatrice.
Les enfants qui sont passés dans sa classe sont tombés dans une marmite de « potion d’empathie ». Les plus petits se pressaient en masse autour d’elle pendant qu’elle faisait découvrir la géométrie en volume à un élève émerveillé. Chacun avait « son temps à lui », était rassuré, accompagné, guidé dans son développement personnel. Grâce à elle, tous se savent des êtres uniques. La confiance acquise à ses côtés, leur a permis de se concentrer sur les apprentissages, de s’ouvrir au monde et aux autres.

Danièle a été le guide de Myriam, et pour mon plus grand bonheur, de ma fille Philaé. Lorsqu’un enfant entre dans sa classe, c’est toute sa famille qui profite de la profondeur des enseignements de Danièle !
Elle est aujourd’hui à la retraite et consacre sa vie aux autres, sa famille et … à la Caravane de Dune. En effet, c’est avec elle que Dune a partagé son premier voyage, entrainant dans leur élan Marina et Armelle…

Bilan du Dernier Séjour

Les premiers voyages avaient permis à Danièle et Marina de mieux constater et comprendre les enjeux de l’école de Djarama.

Grâce à une observation de la vie en classe et une écoute attentive des ressentis des instituteurs comme des enfants, elles ont pu mettre en place une nouvelle organisation inspirée des les principes Montessori.

Lors du séjour précédent (du 8 avril au 2 mai), Pamela a rejoint l’équipe de la Caravane de Dune, une nouveau trio de choc !

Quels étaient les objectifs de ce séjour ?

  • Rencontrer la nouvelle directrice, Sabine, pour faire le bilan depuis la dernière mission et décider des objectifs futurs.
  • Ramener du matériel pour les ateliers autonomes; pour la vie pratique mais aussi le sensoriel, les maths et le langage (En tout 70kg de matériel !)
  • S’assurer de la bonne utilisation du matériel déjà sur place
  • Prolonger l’observation de la vie en classe
  • Renforcer la formation des éducateurs-trices

Le constat :

Danièle et Pamela ont pu constater  dès la première semaine que les écarts d’âge dans les classes et les difficultés qu’ils engendrent pour les éducatrices Nganti et Yacine ;

Les classes de maternelle et CP sont constitués d’enfants de 3 à 9 ans, à cela s’ajoutant le fait que certains enfants découvrent le français.

Très rapidement, les éducatrices, Danièle et Pamela ont travaillé sur une réorganisation des classes, plus adaptée à l’hétérogénéité des classes.
Les enfants comme les éducateurs ont été sensibilisés à nouveau sur la manipulation du matériel Montessori, l’importance d’une classe bien rangée, (pour que tout le monde s’y retrouve !).

Les ateliers autonomes, tout niveaux de classe confondu, sont complexes à mettre en place pour les éducateurs, compte tenu de l’écart de l’âge des enfants et de leur différence de niveau dans une même classe.

Lorsque Marina a rejoint l’équipe lors de la troisième semaine, un travail de longue haleine a été fourni par toute l’équipe de l’école :

  • prise de parole des éducateurs sur l’année passée
  • évaluation des pratiques de chacun
  • analyse de la cohésion en classe.

Suite à ce brainstorming, les fondements et les bienfaits des ateliers autonomes ont été rappelés en précisant l’importance d’observer chacun des élèves et ainsi de mettre en place des ateliers autonomes permettant de respecter le rythme  de chaque élève, mais aussi une ambiance de classe plus sereine, favorisant la concentration.

Le résultat est bien là ! Danièle, Pamela et Marina ont pu constater un réel progrès des enfants, une soif d’apprendre et une joie de se rendre à l’école tous les matins !

Désormais, grâce à la formation au nouveau matériel et au remodelage des classes, les éducateurs de Djarama ont toutes les clés en main pour bien terminer cette année scolaire et bien commencer la prochaine !

Nous mettons tout en place pour que l’équipe de Caravane de Dune puisse être au rendez-vous la rentrée prochaine en Octobre.  Il est important de compléter le matériel pour les deux nouvelles classes, continuer de former les éducateurs en place et former les nouveaux arrivants, le tout pour le plus grand bonheur des enfants !