Et ça continue encore et encore

Et ce n’est que le début d’accord d’accord

Ce matin, sur la route de Djarama, Paméla nous raconte une histoire. Un riche Sénégalais, vivant en France et possédant une belle maison dans le village de Toubab Dialaw a un puits d’eau sur son terrain. Le soir on peut voir de nombreuses femmes venir rechercher leurs énormes bidons d’eau qu’elles ont déposés le matin vides et qu’elles viennent rechercher le soir, remplis gracieusement par le gardien sur la demande du propriétaire. Les expatriés Sénégalais en France mènent parfois des actions pour améliorer la vie quotidienne des gens de leur village d’origine.

Voilà une belle histoire qui a fait jaillir en nous une belle idée. Tous les matins, tous les soirs, tous les jours, nous passons devant le lavoir de fortune improvisé par les femmes du village. Elles sont autour du puits avec leurs grosses bassines de linge, tirant l’eau grâce à un seau, accroupies à même le sol pour le laver et cela en plein soleil. Il fait actuellement 30 degrés à l’ombre !!! Autour d’elles, jouent les enfants entre les chèvres et les déchets, surtout les sacs plastique.

Nous souhaiterions récolter des fonds pour installer un lavoir couvert par un toit. Un bassin lavoir à l’ancienne serait construit et une pompe mécanique permettrait de puiser l’eau.

Ni une ni deux, Danièle et Paméla se sont entretenues avec le frère du village, responsable de la propreté du quartier. Il s’est montré très à l’écoute et n’y est pas opposé, au contraire. A nous de monter le projet car il nous semble très important de donner un peu de confort à ses femmes.

Nous arrivons à Djarama et nous accueillons le directeur de l’école Française internationale de Popenguine, le coordinateur et son assistante et bien sûr, l’équipe en place.

L’objectif du jour : passer dans chaque classe, observer les étagères et le matériel, pour que dans toutes les classes il y est une cohésion dans le rangement et l’organisation.

Nous avons profité de la présence de nos visiteurs pour rappeler les fondements de la pédagogie Montessori. Nous avons fait un tour d’explication rapide sur le sensoriel, la vi pratique, les mathématiques et le langage dans la classe des 3/9 ans. Puis, nous avons fait de même pour chaque classe : observation des étagères, aménagement, conseils et réorganisation ont été proposés. De nombreuses questions ont été soulevées sur la manière de motiver un enfant dans ses apprentissages et quel matériel nous pouvons lui proposer pour passer du concret à l’abstraction.

La séance se termine vers 13h.

En rentrant, nous discutons avec le couturier ; il nous parle de l’école où se rendent ses enfants dans son village natal à 200km et nous explique les besoins de l’école pour répondre à l’éducation des enfants. Les 70 enfants sont accueillis en 3 groupes dans la même case avec 3 professeurs. Après réflexion nous envisageons de leur offrir quelques fournitures scolaires.

Notre soirée se termine par une nouvelle spécialité culinaire de Ndeye, pastels de thon, petites ravioles frites, accompagnées de crudités et d’une sauce haricots rouges. C’était délicieux.

2 Replies to “Et ça continue encore et encore”

  1. Mon ami Tapha est très impressionné par le chemin parcouru par la Caravane. Il me demande très souvent de lui lire les “posts”, car il est illettré, et il en parle partout. Bon vent

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