Fin d’une mission, mais l’aventure continuera

Pas de blog hier soir, la “com” et le “pôle éducatif” étaient de sortie.
Au réveil nous avons pu recharger les batteries de nos appareils et des outillages. Cette nuit l’électricité n’est revenue qu’à l’aube.
9h30, attente du taxi qui ne se présente pas. Appel à Amadou qui nous en envoie un autre pour finalement se retrouver avec deux taxis !
Avec un peu de retard nous arrivons à Djarama. Le maitres sont déjà à l’oeuvre dans leurs classes. Tous nettoient et peaufinent leurs étagères.
Nous sommes ravies de les voir s’investir de plus en plus, de s’entraider, de prendre des initiatives de rangement, de nettoyage, de tri, de classement dans la joie et la bonne humeur ; d’accomplir des choses importantes et de construire un projet de classe ensemble. Beaucoup de rire, de blagues entre nous.
La classe des maternelles est terminée en fin de matinée. Les murs sont épurés et seul quelques affiches d’ambiance sont mises. Les étagères sont ordonnées et propres avec tout le matériel nécessaire. Les tables et les chaises sont mises par petit groupe pour laisser un grand espace de travail au sol sur des nattes.
13h, nous sommes invitées à déjeuner. On nous a préparé un repas en notre honneur. Tous les maitres ainsi que Patricia sont ravis et heureux de notre présence, du travail accompli, de notre simplicité, de notre gentillesse, de la solidarité insufflée à tous, de notre capacité à nous adapter à toutes les situations,  d’être toujours positives et de trouver des solutions à chaque problème.
Tous saluent notre humilité, ici il faut apprendre avec ce que l’on a :  des cartons à chaussures servent de fichier, et les couvercles de plateaux. On récupère tout, on recycle, on transforme. Un bout de planche sert, un morceau de contreplaqué est vite découpé et transformé.
Dune et Armelle font des merveilles. Le banc est consolidé et cette fois-ci, après divers test, celui-ci est bien solide. Avec des chutes de bois elles font des plateaux, Armelle est devenue une « pro » de la débrouille. Avec une scie sauteuse et une perceuse, elle fait des miracles de brics et brocs trouvés sur place.
L’après midi se passe à toute vitesse, nous terminons l’installation de la classes des CP/CE1 de la classe de Nganti.
Mamadou a continué d’installer la sienne, et Marina lui enverra de Paris ce q’il lui faut pour faire ses fiches de travail en individuel car nous lui avons très peu apporté de matériel à part des cartes de géographie. Nous avons maintenant pu identifié ce dont il avait besoin.
En fin d’après midi Danièle et Marina présentent le matériel de maths : additions, soustractions, multiplications, divisions à l’aide du matériel doré puis des timbres. 
Avant de partir, Armelle transmet son savoir sur l’utilisation des machines et outils aux maitres pour qu’ils puissent bricoler eux mêmes. Elle dépose ensuite avec beaucoup d’émotions ses compagnons de routes (perceuses, visseuse, scie-sauteuse….) aux bons soins d’Olivier, le directeur administratif. 
Le moment de se séparer est venu. Armelle est triste et s’isole un peu. Embrassades, accolades, remerciements chaleureux des uns et des autres et le taxi emmène les maitres et la maitresse. Patricia se propose de nous ramener en pick-up. Dune et Armelle montent à l’arrière, cheveux au vent et bain de poussière, nos deux amazones rient aux éclats à chaque ornière, en s’accrochant comme elles peuvent. Les crevasses et ornières sont nombreuses, sur la route…
Au passage Patricia nous montre une parcelle de terrain offerte aux femmes de Dialaw qui cultivent tous les jours le terrain en permaculture. Cela leur permet de nourrir leurs familles et de vendre leurs légumes. Elles sont 50 femmes, tous les jours qui partent du village à pied en chantant sur les 2km de leur trajet. Elles sont tellement heureuses de cultiver, de se rassembler autour d’un projet et de pouvoir avec fierté subvenir à leurs besoins.
Sur la route, tant qu’il y a de la place dans la voiture, et quand Patricia aperçoit un marcheur, elle s’arrête, il grimpe dans la voiture et on repart. Quand il veut descendre, il fait signe ou saute en marche.
Nous rentrons tard, à peine le temps de prendre une douche et Mambodge annonce qu’il y a un spectacle à Sobobadé. Nous décidons d’y aller, histoire de nous faire plaisir pour clore notre fin de journée à Djarama, bien que les photos et l’article du blog ne soient pas prêts.
Le spectacle a bien commencé mais s’est interrompu suite à un problème technique avec la sono. Finalement tout est réparé et ça repart. Première partie : chant et musique moderne par un groupe qui commence à être reconnu. Alors qu’il chante, les spectateurs peuvent venir sur la piste et danser.
Ici quand quelqu’un veut danser, il peut le faire devant tous les spectateurs qui l’acclament et l’applaudissent. A d’autres moments, les gens descendent sur la scène pour donner des billets ou autres objets précieux qu’ils récupéreront après, aux musiciens ou aux chanteurs. C’est extrêmement vivant.
Deuxième partie : 2 groupes de jeunes filles formées à l’école des sables enchaînent chacune leur tour pour danser le sabar.
En troisième et dernière partie : une création du groupe Dambala, un mélange de théâtre et de sabar.
23h30, le spectacle qui devait durer 1h a finalement duré 2h30. Nous rentrons avec des percussions plein la tête en dansant sur la route. Nous nous couchons au rythme des vagues.

5 Replies to “Fin d’une mission, mais l’aventure continuera”

  1. C’est une très belle histoire que Dune écrit en ce moment et qui restera dans la mémoire de ses petites amies du Senegal toutes nos félicitations à Dune et à ses accompagnatrices pour cette très belle idée.

  2. Bravo pour cette si belle initiative !!!
    J ai beaucoup apprécié toutes les infos au jour le jour, avec pleins details et d’anecdotes
    Comme c’est formateur ces expériences et comme cela est beau pour découvrir les richesses de toutes nos différences
    Félicitation à chacun..chacune
    Marie-Thé de la Réunion

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