La chevauchée fantastique

7h30, réveil tranquille pour Danièle, Armelle et Dune.
9h, départ de Danièle et d’Armelle pour Djarama car elles vont mettre une deuxième couche de peinture sur les étagères pour qu’elles soient sèches afin de débuter les trois prochains jours la formation des maitres.
Tout s’est bien passé mais après deux heures de peinture, elles étaient titubantes et un peu pâlottes étant donné les effluves du white spirit (contenu dans des bouteilles en verre) et de la peinture à l’huile. Sous le soleil le mélange fût détonnant et décapant pour elles. Elles ont ensuite tenté de monter l’étagère pour le bureau de Nganti mais le bois était si dur que les vis n’ont pu rentrer. Elles ont du ruser d’astuce et ont finalement réussi à concevoir une étagère en bonne et due forme.
15h, confection des beignets sucrés par Ndeye, Armelle et Dune.
Voici la recette des beignets :
Mettre 500g de farine puis ajouter un sachet de levure, une cuillère à café de bicabonate de soude, 6 cuillères à soupe de lait en poudre ou liquide, 150g de sucre en poudre, 2 sachets de sucre vanillé, 2 cuillères à soupe de fleur d’oranger, 4 cuillères à soupe de beurre, 1 oeuf. On mélange le tout et on pétrit la pâte avec ses mains pour les plus dégourdis. On lisse le tout dans le saladier et on recouvre le tout d’une mince couche d’huile. On couvre et on laisse reposer au moins 1 heure. On fait ensuite des petits boules et on les pose délicatement dans l’huile chaude.
16h, grand départ pour une balade en charrette à travers la brousse de Toubab Dialaw, en direction du poulailler. Nous fûmes plutôt ballotées mais avons tenu.
Nous rencontrons Didier, administrateur de l’école des sables mais qui gère également le poulailler avec Amadou, son ami et homme de confiance. C’est un homme fort sympathique et affable. Nous visitons le poulailler. Dans un hangar s’ébrouent lapins, pigeons, canards, poules et coqs, sous la gouverne d’un dindon qui agit comme un chien de garde à l’approche d’étrangers. Dans le verger, poussent des citronniers asséchés par le manque d’eau, des pommes-camelles, des jujubiers et corossols.
Au fond du terrain un majestueux baobab centenaire avec à son pied une belle termitière. Le bois du baobab ne peut servir, c’est grâce à cela que personne ne le coupe. Gorgé d’eau, il est impropre à être consommé par l’homme à cause de sa texture spongieuse et fibreuse. Son fruit, le pain de singe, est comestible. L’intérieur est blanc et dur.  Il faut laisser macérer la pulpe dans de l’eau froide pour faire une boisson que l’on nomme « bouye”. Les feuilles sont récoltées puis séchées, pilées et servent d’épice pour le couscous. Nous repartons ensuite pour aller voir le fameux dôme. C’est une construction en forme d’igloo conçue avec un mélange de latérite, sable et de chaux. On compresse le tout dans des sacs de riz ou de farine fermés grâce à des barbelés et on monte les murs. Au bout d’un an tout est extrêmement dur comme du béton. On peut faire un feu à l’intérieur pour brûler les sacs. Ensuite les parois seront recouvertes d’enduit. Ce dôme est un prototype en attente de validation par des experts.

Au moment du départ, surprise, la charrette et le cheval ont disparu. Etoile, le cheval, avait décidé de rebrousser chemin jusqu’au poulailler. Nous avons pu assister à la course d’Amadou, dans la brousse, à sa recherche. Une fois retrouvé, retour à l’école des sables pour y laisser le cheval et la charrette.
La journée se termine par un cours d’abdos entre Armelle, Dune et Mambodge suivi d’une balade sur la plage.

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