Planches et corps en mouvement

Ce matin nous étions les premières à traverser le village encore endormi. Nous avons même réveillé certains chiens par notre passage.
À l’école de Djarama nous retrouvons nos planches tracées la veille. Dès l’arrivée des enfants ils se précipitent vers celles-ci pour nous aider à poncer.
Vient ensuite le temps du montage des étagères avec un petit groupe.
Pour la première étagère tout se passe plus ou moins bien mais nous y remédierons plus tard grâce à l’outillage apporté par Armelle.
La deuxième étagère nous pose de sacrés problèmes. Les planches sont gondolées et toutes de tailles approximatives, Armelle décide tout de même de la monter, le résultat n’est pas satisfaisant. Voyant la tête de notre chef “atelier bois”, nous décidons de tout redémonter et de recouper toutes les planches dans une longueur uniforme. Là, miracle au montage, tout se déroule correctement et notre chef “atelier bois” retrouve le sourire.
Le temps presse mais nous réussissons dans un bon timing, juste au moment où la cloche de l’école sonne pour le déjeuner. Vous ne verrez pas les étagères montées aujourd’hui. Le suspens reste entier.
Pendant ce temps Dune peignait le chevalet fait-main avec du recyclé.
Le soleil tapait fort, la sciure, la poussière omniprésente nous ont coloré la peau d’une couleur ocre-jaune.
 
17h, nous avons rendez-vous à “l’école des sables », une école de danse réputée mondialement. Dès notre arrivée, une musique endiablée nous attire vers une salle immense ouverte sur la brousse. Des percussions, des djembés et une batterie accompagnaient une soixantaine de danseurs et danseuses. Nous repérons le maitre de danse qui est une femme âgée de 80 ans, assise sur une chaise, qui scande le rythme de sa baguette. Elle interrompt de temps à autre le cours pour donner des conseils aux danseurs et danseuses. Elle est très exigeante mais reste douce et apaisante.
Pendant ce temps nos deux gazelles, Armelle et Dune, suivent un cours de danse du Burkina Faso. L’espace de danse est une immense case ouverte sur les côtés tapissée de sable fin chauffé par le soleil. Elles y dansent pieds-nus, quelle fabuleuse sensation de liberté! Leur professeur, Florent, est burkinabais et leur apprend plusieurs danses traditionnelles de son pays : le Kassena, le Warba, et le Gourmantche pendant 1h30.
Elles sont accompagnées par des musiciens et leurs percussions qui donnent le tempo et vont crescendo à mesure que la chorégraphie évolue. C’est une découverte. Les mouvements sont tellement nouveaux pour elles et riches d’une culture qui laissent le corps s’exprimer et qui donne une merveilleuse énergie et une incroyable sensation de plénitude.
Sur le chemin du retour, la lumière du soleil couchant magnifiait le village et les paysages.

One Reply to “Planches et corps en mouvement”

  1. Bonsoir,
    C’est quand même la belle vie, on bricole un peu, on danse beaucoup, le tout près de la mer et sous le soleil….

    Profitez bien ici il fait frais, voire froid…

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