L’école Montessori du bout du Monde ! « La plus à l’ouest de France » ouvre ces portes … 😊

L’école a été fondée par Myriam Lapalus et Marc-André Rainon, deux passionés de pédagogie.
L’école a été fondée par Myriam Lapalus et Marc-André Rainon, deux passionés de pédagogie. (Le Télégramme/Florian Yven)

Myriam est une ancienne élève du Petit D’homme et ancienne stagiaire dans la classe de Danièle Elle a réussi le challenge d’ouvrir son école à Brest. 

Danièle et Evan (la maîtresse des 6/8 au petit d’homme sont venues la rejoindre pour les dernières mises en place de la classe). Merci les filles pour votre Belle Équipage ! 

Grâce à Myriam l’école ouvre avec 7 enfants pour une première année.  

Lorsque Marie Kirchner et Marina Bui ont créées le petit D’homme ils peine plus nombreux … Une belle aventure commence. 

Le télégramme de Brest nous en parles

 

L’article du Télégramme de BREST 

À Brest, l’école Montessori l’Échappée Belle fait sa première rentrée. Dans un petit local donnant sur le square de la place Wilson, sept jeunes enfants découvriront une pédagogie, qui, pour la première fois, débarque au bout du monde.

Des tables et des chaises d’enfants, de la verdure et des étagères sur lesquelles est disposé du matériel pédagogique. Voilà à quoi ressemble la classe à l’école l’Échappée Belle, un établissement scolaire qui s’appuie sur l’héritage de la célèbre pédagogue italienne Maria Montessori. Ce lundi, c’est la toute première rentrée.

Quelques jours avant l’arrivée des bambins, âgés de trois à six ans, l’équipe de l’école s’active pour que tout soit prêt le jour J. Cependant, personne ne se montre stressé. Et pour cause, le projet est en préparation depuis trois ans pour Myriam Lapalus, cofondatrice de l’école et éducatrice Montessori diplômée du Centre International Montessori de Londres. Avec Marc-André Rainon, l’autre cofondateur de l’école et ancien professeur de philosophie dans le public, ils terminent l’installation dans leur local de 80 m². Pour renforcer l’équipe, Nolwenn Morvan, éducatrice Montessori diplômée de l’Institut de Formation Maria Montessori de Genève. Cette océanographe de formation a longtemps travaillé sur les récifs coralliens pour reconstituer les climats anciens.

La rencontre d’un projet

Les murs de l’école ont été difficiles à trouver, comme l’explique Myriam. « Les locaux doivent répondre à des normes et des critères particuliers qui sont ceux d’une école. Il ne faut pas que ce soit humide, ni que ce soit trop sombre. On souhaite aussi un espace extérieur adjacent et le parc de la place Wilson, de l’autre côté de la rue, est très agréable et sécurisé. »

Avant de trouver un local, Myriam et Marc-André ont longuement discuté du projet. Depuis Pékin, où elle était en poste dans une école franco-chinoise Montessori, la jeune éducatrice a rencontré Marc-André via un réseau qui met en relation les adeptes de la pédagogue italienne. Tous deux souhaitaient monter un projet dans le Finistère. Ce sera Brest. « L’école Montessori la plus à l’ouest de France », ironise Marc-André.

Une journée rythmée par l’enfant

Pour le quinquagénaire, « la façon de construire cette rentrée et les années d’après a été pensée dans une approche qualitative. C’est pourquoi nous n’accueillerons pas plus de quinze enfants cette année. Nous ne voulons pas remplir l’école mais construire les conditions de notre succès sur du long terme. Avec les enfants, les familles et avec Brest, on montre qu’un tel projet peut devenir normal et attractif ». « Faire connaître la pédagogie Montessori à Brest, c’est aussi un des objectifs de l’école », renchérit Myriam.

Les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, les sept bambins inscrits à l’Échappée Belle pourront faire leurs apprentissages à leur rythme. Entre les rituels quotidiens de sortie au parc ou de temps collectif, les enfants disposent de cycles de travail. Ce sont des périodes de deux heures ininterrompues qui laissent aux jeunes curieux l’autonomie de découvrir le monde. Une fois le matin et une fois l’après-midi, les petits écoliers choisiront parmi plusieurs activités, réparties en plusieurs espaces dans la classe.

Un espace par apprentissage

Un espace est dédié à l’apprentissage des gestes de la vie pratique. C’est un pilier de la pédagogie Montessori. Pour Myriam, « ces activités attirent les enfants car ils nous voient les faire au quotidien ». Pour apprendre ces petits gestes, des plateaux avec des récipients et des graines, une cuillère ou une pince, permettent aux chérubins de découvrir et maîtriser le transvasement. Sur l’étagère adjacente, la difficulté augmente, cette fois le transvasement s’effectue avec des liquides.

Trois autres espaces comme celui-ci permet aux enfants de pratiquer les activités qu’ils ont choisies et à leur rythme. Parmi eux, un espace est dédié à l’apprentissage sensoriel, un autre à la découverte du monde, encore un autre à l’apprentissage du langage et un dernier à l’apprentissage des mathématiques.

Des frais qui freinent

Cette pédagogie en plein essor en France n’est pas encore reconnue par l’Éducation Nationale. L’école privée hors contrat doit donc appliquer des frais de scolarité importants. À 350 euros par mois, le coût de la scolarité a « freiné quelques familles », regrette Myriam. « On n’a pas choisi le financement privé par conviction », rajoute Marc-André. « Mais c’est une réalité à laquelle on doit s’adapter », explique-t-il, avant d’ajouter que dans un second temps, ils trouveront des moyens pour se solidariser et rendre cette pédagogie accessible à tous.

Source :
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/ecole-montessori-la-plus-a-l-ouest-de-france-01-09-2019-12371873.php#UVIBQW0FrW1b8ftj.99

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